Assuresblog, le blog d'Assuresco

14 mai 2012

Exporter vers l’Afrique : Et les assurances ?

Tout exportateur est conduit à se soucier de mettre en place, en fonction de ses Incoterm, une garantie Assurance Marchandise Transportée.

 

De par le passé commun de la France et de l’Afrique, de nombreuses PME exportatrices ont une activité importante à l’égard des pays d’Afrique sub-saharienne, notamment francophone. L’Afrique représente ainsi en 2011 7% des exportations françaises (autant que celles vers le Royaume-Uni par exemple). Voir graphique 1. (Source : Résultats du Commerce Extérieur ; 7 février 2011 ; http://www.tresor.economie.gouv.fr/File/336363).

 

De plus  -on a tendance à l’oublier-  l’Afrique connaît actuellement une très forte croissance. Aux côtés de l’Asie, c’est ainsi la zone qui a connu ces dernières années la plus forte hausse de nos exportations, avec +20% par rapport à 2008. Voir graphique 2 (Source : Idem).

 

Pour autant, ce débouché traditionnel des PME françaises présente de fortes spécificités sur le plan des assurances de marchandises, spécificités rappelées ici :

 

1 L’histoire :

L’assurance Marchandise remonte en Afrique à la période coloniale.

Les assurés étaient les Comptoirs des grandes maisons de commerce bordelaises (CFAO,..), dans les grands ports africains : Dakar, Abidjan, Douala…

L’assurance était souscrite en France métropolitaine auprès des assureurs français, dans le cadre de ventes CAF.

Avec les indépendances africaines se créent des Marchés Nationaux de l’assurance (convention CICA 27/7/1962).

Ces marchés nationaux étant structurellement faibles, les importateurs continuent alors d’acheter CAF et de s’assurer à l’extérieur (en métropole).

 

2 Quelques étapes :

1990 :  CCDPIA (Convention de Coopération pour la Promotion et le Développement de l’Industrie des Assurances)

1995 :  Traité CIMA (Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances) ratifié par 14 états.

Création d’une Organisation intégrée de l’Industrie des Assurances dans les Etats africains membres de la zone Franc, la zone CIMA. Voir notamment http://www.cima-afrique.org

Création d’un Code supranational et unique, le Code CIMA, transposé ensuite par chaque Etat membre.

 

3 Conséquences :

a)      Toutes les marchandises importées  dans un pays de la zone CIMA (à l’exception de certaines dispositions légales spécifiques de certains pays) sont soumises à une obligation d’assurance transport. En clair et en théorie, toutes les importations africaines, au moins par voie maritime, doivent obligatoirement voyager sous couvert d’une assurance en cours de transport.

 

b)      De plus, cette assurance transport doit être souscrite dans le pays du port de destination.

En clair, l’assureur doit être domicilié sur le territoire National du pays de destination.

 

c)      En sus du coût particulier de la prime d’assurance en question, négociée de gré à gré avec les assureurs locaux, cette dernière est soumise à une taxe d’assurance. A titre d’exemple, voici les taux de taxation (en sus de la prime proprement dite) concernant les facultés maritimes :

Sénégal                       5%

Gabon                         5%

Cameroun                  19.25%

Bénin                          5%

Congo                         5%

Togo                           5%

Burkina                       8%

Mali                            4%

Tchad                          9.30%

Niger                           11%

Guinée Conakry         8%

Rep Centraf                2%

d)      L’expédition  est également, et corrélativement, soumise :

 

-à la gestion de Certificats d’Assurance :

            -par pays

             -souvent non dématérialisables à l’exception du Cameroun (procédure spécifique)

-          Ces certificats ont eux-mêmes un coût spécifique non négligeable

 

e)      On notera juste que des sanctions très lourdes en cas de contrôle douanier (non production du certificat d’assurance local), par exemple amendes exprimées en pourcentage élevé de la valeur de l’envoi (valeur C&F en ce qui concerne le Côte d’Ivoire), sont prévues et appliquées pour les envois qui n’auraient pas  respecté ces obligations. Ces blocages administratifs peuvent de plus se révéler sources de retard non-négligeables.

 

Passons sur le fait qu’il convient d’avoir une gestion adéquate des sinistres, en liaison avec son courtier et les Commissaires d’avarie locaux.

 

 

4 Conclusion :

 

Le diable est dans les détails…

L’Afrique reste un formidable débouché, très dynamique qui plus est, pour les PME françaises.

Le sujet des assurances y reste cependant, au moins autant sinon plus que dans d’autres zones géographiques, un sujet à traiter avec le plus grand sérieux, y compris au simple plan administratif.

Il convient pour l’exportateur :

 

-De vérifier qu’il travaille avec une compagnie ayant la connaissance et les réseaux nécessaires. A ce titre, au-delà des assureurs généralistes traditionnels AXA/ALLIANZ, notons que GROUPAMA TRANSPORT (Branche Maritime & Transport de GAN EUROCOURTAGE) a développé une expertise particulière sur le sujet par le biais d’accords de réseau  tout à fait opérationnels et offre des solutions ‘’tout en un’’ sécurisée dans le respect des contraintes réglementaires.

 

Cette compagnie devra en outre avoir la capacité de délivrer les certificats locaux et de fournir, le cas échéant, les garanties complémentaires nécessitées dans l’intérêt technique et économique des envois de son assuré.

 

-De collaborer avec un courtier expert du domaine, qui saura mettre en route et aider à maintenir le système d’information complexe que suppose l’exportation vers par exemple 17 pays africains tous différents.

 

Assuresco, qui traite les dossiers de nombreux chargeurs à destination de l’Afrique, est à votre disposition à cet égard.

 

Eric Boué

Emmanuel Blachez

 

Assuresco SAS

Mai 2012

emmanuel.blachez@assuresco.fr

evolution afrique

part de l afrique

 

PS :      Nous remercions tout particulièrement le Département Afrique de Groupama Transport (GAN EUROCOURTAGE) pour leur collaboration à la présente contribution.

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13 mai 2012

Western Alaska: New requirements for vessels

 As from 14 May 2012, the US Coast Guard (USCG) will require compliance with new Alternative Planning Criteria (APC) for certain vessels operating in Western Alaska.

Historically, it has not been possible for tank owners operating in Western Alaska carrying oil to comply fully with the vessel response planning requirements of the Oil Pollution Act 1990 and the USCG allowed waivers in respect of these requirements. However, in 2010 the USCG announced that shipowners would be required to fully comply with these regulations or adhere to approved Alternative Planning Criteria. On May 2011, the Alaska Marine Exchange published proposals for new Alternative Planning Criteria (http://www.ak-mprn.org/pdfs/WA-APC-T-2011.pdf). The criteria have now been finalised.

 

For further details, please visit: http://www.simsl.com/Circulars-Bermuda/B.574.pdf

 

western alaska

 

 

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12 mai 2012

Décret du 6 Mai 2012 sur l'Ecotaxe Poids Lourds

Vous trouverez ci-dessous ce texte récent, précisant les modalités d'intégration de cette taxe aux facturations des opérateurs de transport.

 

JO_6_Mai_2012

ecotaxe

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24 avril 2012

Le "permis de feu", kezako?

Les entreprises de logistique n'échappent pas, bien au contraire, aux risques d'incendie.

 

Ces incendies surviennent souvent à l'occasion de travaux par point chaud (soudure, disquage,..).

 

Pour les prévenir, a été élaboré une procédure appelée "permis de feu", qui permet de s'assurer que chacun dans l'entreprise s'est préparée à une intervention potentiellement dangereuse.

 

Exemple en annexe.

 

A méditer...

 

le_permis_de_feu

images 

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Un livre utile: "Pilotez votre plate-forme logistique"

« Pilotez votre plate-forme logistique » est édité et commercialisé par Lavoisier (Editions Tec&Doc). Prix : 39€

 

Résumé et sommaire:    R_sum_

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13 avril 2012

Sernam/Geodis, c'est fait!

Sernam entre dans le giron de Geodis. Ainsi en a décidé le 13 avril 2012 le tribunal de commerce de Nanterre, en retenant la seule offre en lice pour la reprise d’une partie des activités de Sernam.

 

Voir par exemple: http://www.wk-transport-logistique.fr/actualites/detail/52497/geodis-reprend-sernam.html

 

geodis sernam 2

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29 février 2012

Le Monde et le passage à 44 tonnes

En page 10 du Monde daté 1er mars 2012, une analyse sur le contexte du passage à 44 tonnes sans 6ème essieu.

 

truck_44_tons

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24 février 2012

Le "Paquet Routier"; Petit Déjeuner IDIT le 14/3/12

L'IDIT (www.idit.asso.fr) propose un petit déjeuner sur les nouvelles conditions d'accès à la profession de transporteur routier et au marché (en fonction du décret 2011-2045 du 28 décembre 2011).

 

images

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20 février 2012

Les enjeux de la Logistique Urbaine : L'entrepôt en milieu urbain et le modèle Singapourien

PETIT DÉJEUNER DÉBAT

Jeudi 1er mars 2012 à 8h30

au Campus ESSEC de Paris - La Défense (CNIT)

organisé par le Mastère Spécialisé Logistique et Management de la Supply Chain de l’Essec

 

sous la supervision de M. François Mondou, directeur académique du MS LMSC 

 

La promotion 2012 du Mastère Spécialisé en Logistique et Management de la Supply Chain de l’ESSEC vous convie à un petit déjeuner-débat sur le thème :

 

Animation : M. Sylvain Puel, Directeur du Journal de la Logistique

 

Programme

•             8h30 Accueil

•             9h00 Débat avec les intervenants (dont Christophe Ripert, Directeur Immobilier, SOGARIS et Régis Gluzman, Directeur  Adjoint, SODEARIF)

•             10h30 Questions-réponses avec le public

 

Plus de détails sur la newsletter «Le Journal de la Logistique (abonnement sur www.logisticsplanet.fr)

 

Sans titre

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16 février 2012

Complémentaire Santé dans le TRM: Carcept !

C'est Carcept-Prevoyance, du groupe D&O, qui a été choisi pour assurer "le socle minimal de protection santé"  des salariés du TRM pour une période de trois ans. La condition d'une ancienneté minimum de six mois a été conservée.

Le comité de suivi de l'accord du 6 décembre 2011 jugera si les prestations de l'opérateur retenu correspondent bien aux attentes.

À la date du 1er janvier 2013, les entreprises de TRM et activités auxiliaires qui n'auront pas choisi un organisme assureur pour la complémentaire santé de leurs salariés devront obligatoirement contracter avec le groupe paritaire D&O.

La commission d'appel d'offre mise en place en décembre 2011 par les partenaires sociaux de la branche a en effet désigné, le 8 février 2012, Carcept-Prevoyance pour assurer "le socle minimal de protection santé" des salariés (ceux du déménagement et de la logistique ne sont pas concernés) pour une période de trois ans.

Des prestations annexes décisives

De fait, seul l'assureur mutualiste Mutex est resté dans la course  avec D&O à l'issue de l'appel d'offre. On aurait toutefois pu  s'attendre à la désignation d'un deuxième opérateur, pour répondre à la  demande de certains.

Le choix final ne constitue pas vraiment une surprise compte tenu du fort et ancien ancrage de l'organisme dans la branche. Le caractère paritaire de Carcept Prev (marque "ombrelle" pour l'ensemble des institutions transport) a joué auprès des organisations de salariés. Les organisations professionnelles soutiennent néanmoins que cette désignation n'était pas jouée d'avance. "Nous avions au final deux dossiers très travaillés, indique Florence Berthelot, secrétaire générale de la FNTR. Mais, au-delà des critères imposés par le cahier des charges (expérience, couverture nationale, stabilité tarifaire sur trois ans...), D&O a mis sur la table des prestations annexes qui ont enlevé le morceau".

Notamment une assistance pour les salariés en déplacement avec un soutien psychologique pour les victimes d'un accident ou d'une agression, plateforme de conseils pour concilier les impératifs de vigilance du métier et certains traitements médicaux. En cas de décès du salarié, les garanties sont maintenues au profit de la veuve (ou veuf) et des enfants, sans contrepartie de cotisations pendant 6 mois.

La condition d'ancienneté de six mois conservée

Franck Girardeau, directeur commercial et marketing du groupe D&O, met en avant "le juste équilibre entre une offre sérieuse et pérenne et un prix cohérent pour un ensemble de services. Nous avons répondu au cahier des charges pour le régime de base prévu par l'accord. Lequel offre une couverture assez large et bien pensée. Avec, par exemple, des remboursements de frais d'optique qui peuvent atteindre 280 euros pour des lunettes et 180 euros pour des lentilles", précise-t-il.

Deux niveaux d'options facultatives pour le renforcement de ses propres garanties et/ou de celles de ses ayants-droits sont proposés aux salariés.

Cliquez ici pour lire le communiqué CARCEPT : CP__Designation_sante_TRM

 

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